Le clan de l’ours des cavernes, JM Auel

J’ai parcouru pas loin de neuf cents kilomètres en voiture, accompagnée d’Ayla et des siens ; c’est la raison pour laquelle j’apprécie autant la lecture audio. Un gros bémol : écouter en restant attentive à la route ne me permet pas de m’attarder sur un passage qui m’interpelle ; pas question non plus de revenir quelques pages en arrière pour surligner une expression ou une tournure de phrase que je voudrais garder en mémoire.

J’ai accroché d’emblée au récit, curieuse de découvrir la vie sociale en cette période préhistorique qui a été fort peu romancée. Il m’est arrivé de me réjouir de prendre le volant, tant j’étais impatiente d’entendre la suite. Le langage est simple, les personnages sont décrits par petites touches, ils évoluent les uns par rapport aux autres, tout au long de l’histoire. Les descriptions sont nombreuses, longues et précises, jamais inutiles.

Ayla, une petite fille Cro-Magnon d’environ cinq ans, est séparée de sa famille lors d’un tremblement de terre. Après avoir erré seule et bravé de nombreux dangers, elle croise la route d’un clan Néandertal. Le lecteur passe quelques années au cœur de cette tribu, à travers le regard de la fillette, devenue adulte et maman à la fin du roman.

Comme bon nombre d’ouvrages de la catégorie « Littérature jeunesse », celui-ci se laisse lire de quatorze à septante-sept ans au moins.

Très différente des hommes et femmes du « Clan de l’Ours des Cavernes », elle devra tout apprendre : la structure de leur société, le respect de leurs coutumes et de leurs interdits, leur langage gestuel, leur pensée et leur spiritualité figés dans de puissants rites et croyances ancestraux. L’enfant est dotée d’aptitudes physiques et d’un instinct de survie hors du commun ; son don de guérisseuse, associé à ses capacités de réflexion, d’abstraction, de déduction, lui permettront d’aider ses pairs à sortir de situations particulièrement périlleuses.

J’ai reçu une belle leçon de phytothérapie et, plus généralement, de vie en symbiose avec la nature.

Elle surpassera les hommes dans des domaines d’où les femmes sont exclues, ce qui lui vaudra l’hostilité grandissante de certains, trop attachés aux traditions pour voir en elle le symbole d’une évolution positive et nécessaire. Pourtant, petit à petit, elle attirera la sympathie d’autres membres du clan, d’abord hostiles, puis curieux, et enfin amicaux et reconnaissants. Ayla a finalement été bannie, vaincue par son ennemi, qui l’a toujours jalousée et haïe pour le changement qu’elle représentait.

L’histoire se termine par un nouveau tremblement de terre qui anéantit le clan, alors qu’elle reprend la route à la recherche de ses semblables.

Je lis

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